Loin d’être les favoris, les Suédois ont réalisé toute une performance contre les États-Unis qu’ils ont renversés au compte de 6 à 4 pour remporter l’or au Championnat du monde de hockey des moins de 18 ans, à Landshut en Allemagne

EDMONTON – Les attentes étaient élevées envers Owen Power pour son premier match au Championnat mondial junior, mais il a géré le tout de main de maître avec une production de trois buts et une présence rassurante à la ligne bleue. 

L’an passé, Power avait suivi le conseil de son entraîneur à l’Université du Michigan de ne pas se lancer dans l’aventure du CMJ en raison du contexte restrictif de la COVID-19. Bien des observateurs avaient donc hâte de voir comment il allait se comporter en tant que l’un des meneurs de la formation canadienne.

 Il a épaté les partisans d’un océan à l’autre avec une prestation magistrale et qui semblait facile tellement il utilise bien ses atouts. L’entraîneur-chef Dave Cameron ne pouvait qu’être ravi de sa prestation. 

Lorsqu’on est aussi calme sur la patinoire, on peut difficile être très exubérant devant les journalistes. Power a répondu humblement aux questions, mais il a avoué que cette performance s’avère unique. 

« C’est très spécial puisque c’est mon premier tour du chapeau. Que ça survienne dans ce tournoi, avec un chandail du Canada sur le dos, c’est bien particulier », a réagi Power. 

« Ce fut toujours un rêve pour moi de participer à ce tournoi, c’est vraiment spécial et très plaisant avec des partisans dans les gradins. Je rêvais de bien jouer, mais je m’étais présenté sans trop d’attentes », a ajouté le grand gaucher.

 

L’année 2021 se termine dans quelques jours et on peut dire que celle de Power aura été mémorable. Avant ce tour du chapeau, il a représenté le Canada aux Championnats du monde senior, il a été repêché au premier rang par les Sabres de Buffalo et il s’illustre avec les Wolverines. 

« C’est le premier défenseur avec un tour du chapeau, mais, au-delà de ça, il bouge bien la rondelle et on est confiants quand il est là derrière. C’est plaisant de compter sur l’un des meilleurs défenseurs », a vanté Mavrik Bourque qui joue également un rôle important sur le premier trio de l’équipe canadienne ainsi que sur le jeu de puissance.

Il se débrouille si bien qu'on l'associe à des noms comme Victor Hedman, Alex Pietrangelo ou Chris Pronger. Comme disait Cameron, il n'est pas aussi méchant que Pronger, mais ce sera à lui de continuer de raffiner son arsenal.